{"id":245,"date":"2025-09-05T15:13:28","date_gmt":"2025-09-05T13:13:28","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/?p=245"},"modified":"2025-12-10T15:00:19","modified_gmt":"2025-12-10T14:00:19","slug":"courtenay-pendant-la-seconde-guerre-mondiale-1940-1945-occupation-resistance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/?p=245","title":{"rendered":"Courtenay pendant la seconde guerre mondiale (1940 \u2013 1945), occupation, r\u00e9sistance"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"644\" src=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberation-COurtenay-bis-1024x644.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-250\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberation-COurtenay-bis-1024x644.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberation-COurtenay-bis-300x189.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberation-COurtenay-bis-768x483.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberation-COurtenay-bis-1536x966.jpg 1536w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberation-COurtenay-bis-2048x1287.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>A l\u2019aube de la deuxi\u00e8me guerre mondiale, Courtenay est une bourgade paisible de quelque 2500 habitants (2537 exactement au recensement de 1936), dirig\u00e9e depuis plus de quarante ans par un maire patriote, monsieur Armand Chesneau, qui, bien qu\u2019anticl\u00e9rical dans son jeune \u00e2ge, s\u2019entend bien avec un autre honn\u00eate homme, le chanoine Charles Marie Georges Morize, 56 ans, cur\u00e9 de la paroisse Saint Pierre. Celui-ci est assist\u00e9 d\u2019un vicaire, le p\u00e8re Bourgoin, qui pour une f\u00eate paroissiale, avait fait confectionner un passe-boules repr\u00e9sentant une t\u00eate d\u2019Hitler. C\u2019est dans ce contexte qu\u2019en Juin 1940, les troupes d\u2019occupation allemandes entrent dans la ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-x-large-font-size\">Courtenay, Juin 1940<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vers le 10 Juin,<\/strong>&nbsp;des avions mitraillent des convois militaires sur la route de Montargis. Les habitants commencent \u00e0 partir. Certains gagnent le Sud par Gien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le jeudi 13 juin,&nbsp;<\/strong>Il y a un petit march\u00e9. Le p\u00e8re Bourgoin rencontre le maire qui le prend \u00e0 part et lui dit \u00ab&nbsp;Prenez vos affaires et partez de suite avant la nuit. On attend les allemands demain&nbsp;\u00bb. Il vient de recevoir l\u2019ordre d\u2019\u00e9vacuation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le vendredi 14 Juin,<\/strong>&nbsp;l\u2019ensemble des habitants a quitt\u00e9 la ville. Il n\u2019en restera plus que 50 \u00e0 100. Les boulangeries sont ferm\u00e9es. Le pain manque. M. Chesneau obtient des Allemands que, parmi les prisonniers de guerre, des ouvriers boulangers, mobilis\u00e9s \u00e0 la station magasin de Mign\u00e8res, soient mis \u00e0 sa disposition pour remettre en route les boulangeries.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le samedi 15 Juin,<\/strong>&nbsp;vers 11h30 les avant-gardes allemandes arrivent. Elles investissent le pays. La division \u00ab&nbsp;Brandebourg&nbsp;\u00bb occupe Courtenay, et peu de temps apr\u00e8s son arriv\u00e9e elle d\u00e9file en ville avec sa fanfare. La kommandantur est install\u00e9e dans l\u2019hydromellerie, chez monsieur Roguet&nbsp;qui se replie avec sa famille dans le petit b\u00e2timent correspondant aux anciennes cellules des moines. Des cuisines sont \u00e9tablies au caf\u00e9 du Loiret (actuelle poste) et dans un autre caf\u00e9 en haut de la place.<\/p>\n\n\n\n<p>Les troupes allemandes se r\u00e9partissent dans de nombreuses maisons, tel le domaine de Liffert (occupation totale du 30 juin au 4 juillet par un h\u00f4pital de campagne avec 19 officiers et sous-officiers, et une centaine d\u2019hommes dans les pr\u00e9s et la grange). La villa de madame Tarquini sera ensuite cambriol\u00e9e par deux fois par les troupes allemandes \u00e0 l\u2019automne 1940.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans la nuit du vendredi 21 au 22 Juin,&nbsp;u<\/strong>n soldat allemand est tu\u00e9 dans des circonstances obscures. Aussit\u00f4t, le poste de police, alert\u00e9, exp\u00e9die sur les lieux une patrouille, qui, apr\u00e8s avoir relev\u00e9 le corps du mort, op\u00e8re, \u00e0 titre de repr\u00e9sailles, une rafle dans le quartier. Cinq personnes, des vieillards en majorit\u00e9, sont arr\u00eat\u00e9es, entra\u00een\u00e9es malgr\u00e9 leurs protestations d&rsquo;innocence jusqu&rsquo;\u00e0 la maison Breton, \u00e0 l&rsquo;angle des rues de la Poterne et Camille Legrand, align\u00e9es le long du mur et fusill\u00e9es sur l&rsquo;heure. Il s\u2019agit de Ernest Th\u00e9ophile Hatt\u00e9, 77 ans et son \u00e9pouse Marie Cl\u00e9mentine Allard, 72 ans ; Maurice Ren\u00e9 Gadebois , 52 ans, contrema\u00eetre industriel ; Auguste Z\u00e9phirin Cumant , 83 ans, et son fils Z\u00e9phirin Joseph Cumant , 58 ans. Leurs corps sont aussit\u00f4t enfouis sous une l\u00e9g\u00e8re couche de terre, dans les jardins et un champ voisin. Simultan\u00e9ment, rue des Ponts, une sentinelle allemande voyant passer un homme d&rsquo;allure jeune et de teint basan\u00e9, le prend pour un tirailleur indig\u00e8ne noir \u00e9vad\u00e9 et lui crie \u00ab&nbsp;Halt !&nbsp;\u00bb. L&rsquo;individu continue d&rsquo;avancer. Il est abattu (Albert Gui Casanave , 19 ans, domicili\u00e9 \u00e0 Sens, n\u00e9 \u00e0 Kassa , Oubangui Chari). Sera \u00e9galement ex\u00e9cut\u00e9 cette nuit-l\u00e0 Jean Andr\u00e9 Loubi\u00e8re , 45 ans, sergent au 438\u00e8me R I. Ce pr\u00eatre soldat avait \u00e9t\u00e9 fait prisonnier. Il s\u2019\u00e9tait \u00e9vad\u00e9, avait rev\u00eatu le costume eccl\u00e9siastique et prenait un peu de repos au presbyt\u00e8re de Courtenay avant de regagner sa paroisse lorsqu\u2019il est surpris par la police allemande.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le maire r\u00e9ussit \u00e0 obtenir des autorit\u00e9s allemandes le droit de faire exhumer les d\u00e9pouilles pour les enterrer au cimeti\u00e8re, arguant du fait que ces tombes superficielles sont un danger pour l\u2019hygi\u00e8ne, on ne lui donne pas l\u2019autorisation de les identifier formellement et les actes de d\u00e9c\u00e8s ne pourront \u00eatre \u00e9tablis qu\u2019en Octobre 1940 et Juillet 1941.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le dimanche 23 Juin,<\/strong>&nbsp;le commandant allemand fait rassembler l\u2019ensemble de la population sur la place du mail devant la halle aux veaux (actuel foyer municipal), et lui tient un discours mena\u00e7ant. Il demande au maire de d\u00e9signer 7 otages qui pourraient \u00eatre fusill\u00e9s. Le maire lui r\u00e9pond&nbsp;: \u00ab&nbsp;d\u00e9signez vous-m\u00eame les 6 et je serai le septi\u00e8me&nbsp;\u00bb. Les choses en restent l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au d\u00e9but de Juillet 1940<\/strong>, une nurse allemande employ\u00e9e localement raconte aux allemands photo \u00e0 l\u2019appui l\u2019histoire du mange-boules \u00e0 t\u00eate d\u2019Hitler. Le commandant de la place, furieux, va au presbyt\u00e8re et exige sous peine de repr\u00e9sailles de retrouver l\u2019objet. La servante du presbyt\u00e8re finit par le retrouver dans la paille.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le commandant demande alors o\u00f9 est l\u2019abb\u00e9. Le cur\u00e9 lui r\u00e9pond qu\u2019il n\u2019en sait rien puisqu\u2019il est mobilis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9alit\u00e9 l\u2019abb\u00e9 a \u00e9t\u00e9 recueilli par une famille amie et il peut fuir dans l\u2019Allier o\u00f9 il va remplacer un cur\u00e9 pendant toute la guerre, \u00e9chappant \u00e0 la vengeance des autorit\u00e9s d\u2019occupation. Il semble bien que ce soit \u00e0 la suite de cela que le p\u00e8re Morize est chass\u00e9 de Courtenay, et envoy\u00e9 \u00e0 pied \u00e0 Montargis, surveill\u00e9 tout le trajet par un motard. L\u00e0-bas il rencontre le maire Mr Chesneau qui lui dit \u00ab surtout ne rentrez pas, ils sont mauvais \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-x-large-font-size\">La r\u00e9sistance s\u2019organise&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s rapidement, des patriotes tentent de s\u2019organiser pour r\u00e9sister \u00e0 l\u2019ennemi. Parmi eux, d\u00e8s 1940, Bernard Avignon (Raoul), n\u00e9 en 1925 et Jacques Guyot (Nicot) en fin d\u2019\u00e9tudes secondaires recherchent des contacts pour mettre en place la R\u00e9sistance : Raoul a un premier contact avec le sous diacre de l&rsquo;\u00e9v\u00each\u00e9 de Sens qui le met en rapport avec Henri Frager dit commandant Paul, repr\u00e9sentant direct du chef principal du r\u00e9seau Jean Marie Buckmaster. Ult\u00e9rieurement, le sous-diacre sera arr\u00eat\u00e9 sur d\u00e9nonciation et d\u00e9port\u00e9, il n&rsquo;en reviendra pas, et Henri Frager tombera aux mains de la Gestapo, sera d\u00e9port\u00e9 et fusill\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"645\" src=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Henri_Frager_vers_1935.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-247\" style=\"width:211px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Henri_Frager_vers_1935.jpg 450w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Henri_Frager_vers_1935-209x300.jpg 209w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Henri Frager vers 1935<\/p>\n\n\n\n<p>Ces contacts permettront \u00e0 Raoul et Nicot d\u2019\u00eatre mis en relation avec Londres. Ils sont charg\u00e9s de missions aupr\u00e8s du \u00ab War Office \u00bb de Londres, avec le grade de lieutenant. Leur mission principale consiste \u00e0 renseigner les alli\u00e9s sur le nombre et l&rsquo;importance des divisions allemandes mass\u00e9es dans la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-large-font-size\">Londres&nbsp;: les r\u00e9seaux Buckmaster<\/h2>\n\n\n\n<p>Maurice Buckmaster, n\u00e9 en 1902 \u00e0 Rugeley (Angleterre) est nomm\u00e9 en septembre 1941 chef de la section France du Special Operations Executive (S.O.E.), service secret dont la mission est de soutenir les diff\u00e9rents mouvements de r\u00e9sistance en pays occup\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"638\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/colonel-Buckmaster-1945-bis-1024x638.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-251\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/colonel-Buckmaster-1945-bis-1024x638.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/colonel-Buckmaster-1945-bis-300x187.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/colonel-Buckmaster-1945-bis-768x478.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/colonel-Buckmaster-1945-bis-1536x957.jpg 1536w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/colonel-Buckmaster-1945-bis-2048x1276.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Colonel Buckmaster 1945<\/p>\n\n\n\n<p>En 1944 il anime 92 r\u00e9seaux sur tout le territoire fran\u00e7ais. Chacun porte le nom de Buckmaster assorti d\u2019un pr\u00e9nom. Les objectifs principaux de ces r\u00e9seaux sont le renseignement, le sabotage, l\u2019\u00e9vasion de pilotes tomb\u00e9s chez l\u2019ennemi et la r\u00e9ception ainsi que le stockage des armes parachut\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>En appui aux r\u00e9sistants du Loiret, Londres va parachuter pr\u00e8s d\u2019Orl\u00e9ans deux personnalit\u00e9s d\u2019une importance cruciale pour les r\u00e9sistants de l\u2019Est G\u00e2tinais :<\/p>\n\n\n\n<p>Lilian Vera Rolfe dite Claudie (1914 1945). Parfaitement bilingue elle devient op\u00e9ratrice radio et assurera la liaison entre Londres et les r\u00e9seaux de r\u00e9sistance jusqu\u2019\u00e0 son arrestation le 31 Juillet 1944 \u00e0 Nargis.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"193\" height=\"248\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Lilian-Wolfe.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-252\" style=\"width:179px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Lilian Wolfe dite Claudie<\/p>\n\n\n\n<p>Andr\u00e9 Studler (1912 1998) : artificier fran\u00e7ais, lieutenant dans l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine plac\u00e9 sous les ordres de Pierre Chari\u00e9 (FFC r\u00e9seau Etienne Le Blanc Buckmaster ). Il enseigne le maniement des armes et du plastic aux r\u00e9sistants dont beaucoup sont de jeunes gens n\u2019ayant pas fait leur service militaire et novices en mati\u00e8re militaire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un premier groupe se forme<\/h2>\n\n\n\n<p>Le fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de Nicot, Michel dit Toubib, en fin d\u2019\u00e9tudes de m\u00e9decine, rejoint Raoul et Nicot. Michel et Jacques sont les fils du docteur Guyot, ce qui leur donne acc\u00e8s \u00e0 une automobile munie d\u2019un Aussweis, donc de carburant. Toubib et son p\u00e8re prendront en charge les r\u00e9sistants bless\u00e9s. En 1942, le trio se rapproche d\u2019Aim\u00e9 Gaudiat (Mataf) ex quartier ma\u00eetre fusilier marin domicili\u00e9 \u00e0 Courtenay et d\u2019Albert Capuani (Anatole) clerc de notaire \u00e0 Courtenay. Ce sera le noyau initial du r\u00e9seau M\u00e2chefer.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le maquis M\u00e2chefer<\/h2>\n\n\n\n<p>Form\u00e9 au d\u00e9part du petit groupe pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9, le \u00ab maquis M\u00e2chefer \u00bb comportera progressivement plus de 100 jeunes hommes dont la plupart n\u2019avaient pas accompli leur service militaire et ne connaissaient rien au maniement des armes ou aux techniques de combat. Ils purent s\u2019adjoindre un capitaine instructeur anglais, son radio et un m\u00e9decin.<\/p>\n\n\n\n<p>En mai 1944 la formation compte une vingtaine de membres qui s\u2019installent dans la ferme \u00ab La Borde \u00bb \u00e0 Bazoches sur le Betz exploit\u00e9e par la famille belge Daems. Apr\u00e8s un court s\u00e9jour, ce maquis se d\u00e9placera dans les bois de la Jacquemini\u00e8re, puis de nouveau \u00e0 Bazoches et enfin jusqu\u2019\u00e0 la lib\u00e9ration dans la ferme de M\u00e2chefer situ\u00e9e au milieu des bois de la commune de Saint Loup d\u2019Ordon et tr\u00e8s proche de Cudot.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Aime-Gaudiatbis-640x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-253\" style=\"width:234px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Aime-Gaudiatbis-640x1024.jpg 640w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Aime-Gaudiatbis-187x300.jpg 187w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Aime-Gaudiatbis-768x1230.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Aime-Gaudiatbis-959x1536.jpg 959w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Aime-Gaudiatbis-1279x2048.jpg 1279w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Aime-Gaudiatbis.jpg 1499w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-small-font-size\">Aim\u00e9 Gaudiat<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Albert-Capuani-dit-Anatole-bis-640x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-254\" style=\"width:248px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Albert-Capuani-dit-Anatole-bis-640x1024.jpg 640w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Albert-Capuani-dit-Anatole-bis-188x300.jpg 188w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Albert-Capuani-dit-Anatole-bis-768x1229.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Albert-Capuani-dit-Anatole-bis-960x1536.jpg 960w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Albert-Capuani-dit-Anatole-bis.jpg 1250w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-small-font-size\">Albert Capuani dit Anatole<\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Relations avec les maquis proches<\/h2>\n\n\n\n<p>Le maquis du Cudot, une trentaine de membres, s&rsquo;installe dans le bois de Cudot \u00e0 un kilom\u00e8tre environ du maquis \u00ab M\u00e2chefer \u00bb dans la for\u00eat voisine. Parmi eux se trouvent des espagnols anti franquistes. Les deux groupes organisent des op\u00e9rations conjointes.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bois de M\u00e2chefer est \u00e9galement proche du groupe jovinien \u00ab Bayard \u00bb dont une partie est en cantonnement sur la commune de Villefranche St Phal. La collaboration est \u00e9troite : par exemple \u00ab M\u00e2chefer \u00bb ayant appris qu\u2019un fermier collaborateur de Savigny-sur-Clairis faisait battre son bl\u00e9 pour le livrer aux allemands, en informe \u00ab Bayard \u00bb qui incendie la ferme.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9sistants de Courtenay entretiennent \u00e9galement de bonnes relations (renseignement, aide logistique, participation \u00e0 des op\u00e9rations conjointes) avec les groupes alentour (Chuelles, Saint Hilaire les Andr\u00e9sis\u2026) Ces contacts de bon voisinage entra\u00eenent des possibilit\u00e9s d&rsquo;actions communes, d&rsquo;aides r\u00e9ciproques et de renforts en cas de besoin. Si bien que l&rsquo;on retrouve parfois certains hommes d&rsquo;un maquis pr\u00eater main-forte au maquis voisin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-x-large-font-size\">Les actions&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dans les fermes alentour<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019organisation des parachutages et le stockage des containers envoy\u00e9s n\u2019auraient pu se faire sans l\u2019aide des cultivateurs locaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi ceux-ci on peut citer :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Paul P\u00e9rou et sa famille de la ferme des Fouets, ainsi que Paulin Naudot, employ\u00e9 dans cette ferme<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Maurice Bonneau et sa famille de la Bissaugerie \u00e0 Chuelles (ferme natale de Armand Chesneau)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La famille C\u2026 \u00e9galement \u00e0 Chuelles qui conna\u00eetra un sort tragique<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Louis Ren\u00e9 Chabasoult et sa famille, de la ferme les Coudrettes, \u00e0 Trigu\u00e8res<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La famille Daems \u00e0 la ferme de La Borde \u00e0 Bazoches qui accueillera \u00ab M\u00e2chefer \u00bb par deux fois<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La famille Ch \u2026 dans les bois de la Jacquemini\u00e8re \u00e0 Saint Loup d\u2019Ordon, ferme M\u00e2chefer, o\u00f9 le maquis s\u2019implantera pour de bon. <\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, les employ\u00e9s de la laiterie de Courtenay (Robert Baschoux , Dupuis) participeront \u00e0 r\u00e9partir les mat\u00e9riels parachut\u00e9s vers les maquis : les bidons ne contenaient pas toujours du lait &#8230;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Exemple&nbsp;: un parachutage \u00e0 la ferme des Fouets<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019organisation d\u2019un parachutage est longue, minutieuse et p\u00e9rilleuse (les patrouilles allemandes sont nombreuses). Environ quinze volontaires sont n\u00e9cessaires et doivent surtout \u00eatre s\u00fbrs (il y eut en d\u2019autres lieux des d\u00e9nonciations). Il faut trouver un terrain de 800 m\u00e8tres de longueur minimum dans un endroit peu fr\u00e9quent\u00e9 mais proche d\u2019un chemin carrossable, pour l\u2019\u00e9vacuation rapide de la cargaison. Et tout cela une nuit de pleine lune. Apr\u00e8s avoir obtenu l\u2019autorisation du propri\u00e9taire du terrain (Paul P\u00e9rou \u00e0 la ferme des Fouets), l\u2019op\u00e9ratrice radio (Lilian Vera Rolfe , dite Claudie) contacte Londres et par l\u2019interm\u00e9diaire de la BBC, un message personnel est \u00e9mis entre 19h et 19h30 et le parachutage s\u2019op\u00e8re entre minuit et 3 heures du matin, cette m\u00eame nuit. Les containers parachut\u00e9s contiennent des armes (Sten, carabines), des munitions, des explosifs, des lance flammes, mais aussi des bonbons vitamin\u00e9s, des cigarettes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Trois parachutages ont eu lieu aux Fouets, tous r\u00e9ussis, le dernier le 4 Juillet 1944, donc trois messages ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022<em>Lambinette ne lambine pas.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2022La tulipe est fan\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u2022Quatre voiturettes viendront ce soir.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le message capt\u00e9, l\u2019\u00e9quipe se retrouve sur le terrain \u00e0 l\u2019heure dite, allume les feux de balisage et indique la direction du vent gr\u00e2ce \u00e0 un feu plac\u00e9 \u00e0 un endroit pr\u00e9cis. L\u2019avion vient d\u2019Angleterre, comt\u00e9 de Bedfordshire. D\u00e8s l\u2019approche de l\u2019avion, le responsable de l\u2019op\u00e9ration fait des signaux en morse permettant le parachutage. Une fois au sol, les containers doivent dispara\u00eetre le plus vite possible (des petits avions allemands patrouillent r\u00e9guli\u00e8rement au ras des arbres et peuvent d\u00e9celer toute trace suspecte) et \u00eatre achemin\u00e9s vers des destinations diverses.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9nonc\u00e9s&nbsp;!<\/h2>\n\n\n\n<p>Les risques de ces actions \u00e9taient bien entendu grands, au premier rang desquels la d\u00e9nonciation. Nous citerons deux exemples tragiques&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Fin 1943, dans leur ferme de Chuelles, la famille C\u2026 est en contact avec Raoul et Nicot. Ils viennent de r\u00e9ceptionner une vingtaine de containers largu\u00e9s par un avion au-dessus de leurs champs. Ils les ram\u00e8nent chez eux pour les dissimuler avant de les r\u00e9partir dans les groupes de maquisards de leur connaissance.<br>Quelques jours plus tard des agents de la Gestapo arrivent \u00e0 leur ferme. Le p\u00e8re dit \u00e0 ses fils de s\u2019enfuir et \u00e0 sa femme et sa fille de s\u2019enfermer dans leur chambre puis tire sur les arrivants avec son fusil de chasse au moment o\u00f9 ils forcent la porte, faisant deux morts : un officier allemand et un membre de la milice fran\u00e7aise. Il est abattu. Sa femme et sa fille sont retrouv\u00e9es et violemment frapp\u00e9es. La m\u00e8re en meurt et la fille est laiss\u00e9e pour morte. Le fils a\u00een\u00e9 sera retrouv\u00e9 et abattu. Seul le plus jeune ne sera pas d\u00e9couvert. Il rejoindra le maquis de Courtenay.<\/li>\n\n\n\n<li>Lucien Joseph Carmignac, 46 ans, \u00e9picier demeurant en face de l\u2019\u00e9glise \u00e0 Chuelles est membre du r\u00e9seau Prosper Buckmaster. Le 8 Juillet 1943 la Gestapo d\u00e9barque chez lui \u00e0 la suite d\u2019une d\u00e9nonciation. Malgr\u00e9 une r\u00e9sistance farouche il est tu\u00e9 ainsi que son fils ain\u00e9 Norbert. Un autre fils, Roger, 23 ans, bless\u00e9, est d\u00e9port\u00e9 avec sa m\u00e8re. Les deux survivront aux camps. Un troisi\u00e8me fils, Luce, 20 ans, n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9sent le jour fatidique.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un chargement inesp\u00e9r\u00e9&nbsp;:<\/h2>\n\n\n\n<p>Peu apr\u00e8s la tragique histoire de Chuelles, \u00ab Raoul \u00bb et \u00ab Nicot \u00bb disposent des explosifs sur la N60 lorsqu\u2019ils voient un avion Halifax de la Royal Air Force en approche pour un parachutage sur Saint Hilaire les Andr\u00e9sis, mais aucun parachutage n\u2019\u00e9tait pr\u00e9vu \u00e0 cet endroit \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En fait le pilote a \u00e9t\u00e9 leurr\u00e9 par deux lanternes temp\u00eates suspendues apr\u00e8s des piquets \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 d\u2019un champ \u2026par un propri\u00e9taire soucieux d\u2019\u00e9loigner les sangliers !<\/p>\n\n\n\n<p>Nos deux amis peuvent ainsi r\u00e9cup\u00e9rer une vingtaine de containers plein d\u2019\u00e9quipements canadiens et d\u2019armes l\u00e9g\u00e8res, les stocker provisoirement dans une ferme proche, puis revenir les chercher au volant d\u2019un camion conduit par le jeune Redon, fils d\u2019un garagiste de Courtenay, pour les emmener \u00e0 Domats \u00e0 la ferme de Joseph Litra, agriculteur polonais qui cachait depuis plusieurs ann\u00e9es Feudor, un prisonnier russe \u00e9vad\u00e9 d\u2019un camp allemand.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"694\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Pierre-Redon-FFI-1024x694.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-256\" style=\"width:242px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Pierre-Redon-FFI-1024x694.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Pierre-Redon-FFI-300x203.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Pierre-Redon-FFI-768x521.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Pierre-Redon-FFI.jpg 1183w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les aventures du car de Mr Redon<\/h2>\n\n\n\n<p>Monsieur Urbain Redon \u00e9tait garagiste \u00e0 Courtenay, 11 rue Nationale. Motoris\u00e9 et comp\u00e9tent il rendit avec ses deux jeunes fils de grands services \u00e0 la r\u00e9sistance \u2026 mais un beau jour un groupe de FFI de la r\u00e9gion de Cahors partit avec leur car. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de Mr Michel Brandi\u00e8re, r\u00e9sidant au Ratelet (Saint Hilaire les Andr\u00e9sis) capitaine des FFI de Courtenay, groupe Jean Bart, le camion fut restitu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"745\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-511-1024x745.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-257\" style=\"width:340px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-511-1024x745.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-511-300x218.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-511-768x558.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-511-1536x1117.jpg 1536w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-511-2048x1489.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"745\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-510-745x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-258\" style=\"width:514px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-510-745x1024.jpg 745w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-510-218x300.jpg 218w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-510-768x1056.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-510-1117x1536.jpg 1117w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-510-1489x2048.jpg 1489w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Image-510.jpg 1700w\" sizes=\"auto, (max-width: 745px) 100vw, 745px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La gare de Courtenay<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"672\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/la-gare-1024x672.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/la-gare-1024x672.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/la-gare-300x197.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/la-gare-768x504.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/la-gare-1536x1008.jpg 1536w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/la-gare.jpg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>La ligne de chemin de fer reliant Troyes \u00e0 Nancy passant par Courtenay \u00e9tait tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9e par les convois de l\u2019occupant. Jusqu\u2019\u00e0 fin 1943, les maquisards n\u2019\u00e9taient pas en nombre et n\u2019avaient pas les moyens de saboter la voie ferr\u00e9e. D\u00e8s qu\u2019ils le purent, ce fut l\u2019une de leurs premi\u00e8res actions \u00e0 Courtenay.<\/p>\n\n\n\n<p>Le docteur Guyot avait remarqu\u00e9 un train stationn\u00e9 en gare depuis plusieurs heures, charg\u00e9 de paille, foin et autres c\u00e9r\u00e9ales. Raoul, Nicot, Anatole et Toubib se r\u00e9partirent les wagons en introduisant sous chacun une fus\u00e9e incendiaire, d\u00e9clenchant un incendie qui les surprit eux-m\u00eames. Le convoi fut an\u00e9anti en 1 heure, laissant sur les rails de grands morceaux de ferraille tordus.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le pont de Sens&nbsp;:<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"411\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/le-pont-de-Sens.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-260\" style=\"width:499px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/le-pont-de-Sens.jpg 600w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/le-pont-de-Sens-300x206.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Il existe deux \u00ab ponts de Sens \u00bb qui enjambent la Cl\u00e9ry \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Courtenay dans la direction de Sens, distants d\u2019une cinquantaine de m\u00e8tres, mais celui qui int\u00e9ressait le plus Andr\u00e9 Lepage, ma\u00e7on de Saint Hilaire les Andr\u00e9sis et le petit groupe qu\u2019il avait r\u00e9uni autour de lui, \u00e9tait bien entendu celui du chemin de fer. Apr\u00e8s avoir ceintur\u00e9 le pilier central et les tabliers d\u2019extr\u00e9mit\u00e9 d\u2019une quantit\u00e9 impressionnante d\u2019explosifs, ils actionn\u00e8rent la mise \u00e0 feu entra\u00eenant une explosion formidable entendue \u00e0 plusieurs kilom\u00e8tres alentour. Le pont, cass\u00e9 en plusieurs endroits, interdit tout passage de trains pendant plus d\u2019un mois.<\/p>\n\n\n\n<p>Un mois apr\u00e8s, un pont m\u00e9tallique arrivait par train sp\u00e9cial en gare de Savigny. Le soir m\u00eame, le chef de gare avisait \u00ab M\u00e2chefer \u00bb de cette arriv\u00e9e, en pr\u00e9cisant le nombre de wagons et l\u2019absence de sentinelle affect\u00e9e \u00e0 la surveillance. Le chef de gare fut invit\u00e9 \u00e0 quitter les lieux et apr\u00e8s le passage des maquisards, il n\u2019y avait plus qu\u2019un amas de ferraille calcin\u00e9e. La charge avait \u00e9t\u00e9 si forte que la gare ne fut pas \u00e9pargn\u00e9e\u2026<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pendant ce temps-l\u00e0 \u00e0 Bazoches sur le Betz<\/h2>\n\n\n\n<p>Il y a \u00e0 Bazoches une grande propri\u00e9t\u00e9 au lieu-dit \u00ab&nbsp;Les Baslins&nbsp;\u00bb. Elle avait \u00e9t\u00e9 vendue \u00e0 une comtesse russe et son fils qui vivent l\u00e0 avec \u00ab&nbsp;des parents de province&nbsp;\u00bb. En fait ces \u00ab&nbsp;parents de province&nbsp;\u00bb ne sont autres que Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, repris de justice de sinistre m\u00e9moire r\u00e9gnant sur l\u2019immeuble du 93 rue Lauriston, si\u00e8ge de la gestapo fran\u00e7aise, et son comparse Pierre Bonny, ancien policier r\u00e9voqu\u00e9 pour corruption, fuyant devant l\u2019avance alli\u00e9e. &nbsp;Un jour, un petit groupe du maquis \u00ab&nbsp;M\u00e2chefer&nbsp;\u00bb vient aux Baslins en qu\u00eate de ravitaillement. Ils sont fort bien re\u00e7us, invit\u00e9s \u00e0 d\u00e9jeuner, et repartent avec des victuailles. Ils n\u2019apprendront l\u2019identit\u00e9 des occupants de la ferme que lors de leur arrestation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 30 ao\u00fbt 1944, la ferme est encercl\u00e9e et Lafont et Bonny sont arr\u00eat\u00e9s. Ils seront fusill\u00e9s au fort de Montrouge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-x-large-font-size\">La lib\u00e9ration<\/p>\n\n\n\n<p>Fin ao\u00fbt 1944, les allemands ont fui vers l\u2019Est. L\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine entre dans Courtenay.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"631\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/les-chars-arrivent-dans-Courtenaybis-1024x631.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-261\" style=\"width:516px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/les-chars-arrivent-dans-Courtenaybis-1024x631.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/les-chars-arrivent-dans-Courtenaybis-300x185.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/les-chars-arrivent-dans-Courtenaybis-768x473.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/les-chars-arrivent-dans-Courtenaybis-1536x947.jpg 1536w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/les-chars-arrivent-dans-Courtenaybis-2048x1262.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"699\" height=\"405\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberaiton-Courtenay-1944.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-262\" style=\"width:521px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberaiton-Courtenay-1944.jpg 699w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/liberaiton-Courtenay-1944-300x174.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 699px) 100vw, 699px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-x-large-font-size\"><em>Rep\u00e8res bibliographiques&nbsp;:<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il ne s\u2019agit l\u00e0 que d\u2019exemples de leurs actions. On peut les retrouver, avec nombre d\u2019autres, dans les ouvrages suivants :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 M\u00e2chefer d\u2019Andr\u00e9 Gaudiat , \u00e9ditions de la Presse Universelle, 1974<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 La R\u00e9sistance S\u00e9nonaise. Edit\u00e9 par le Comit\u00e9 S\u00e9nonais de l\u2019ANACR 1984<\/p>\n\n\n\n<p>La relation des dures journ\u00e9es de Juin 1940 \u00e0 Courtenay peut \u00eatre consult\u00e9e :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Documentation sur l\u2019histoire de Courtenay. Abb\u00e9 Besnault , cur\u00e9 de Chuelles<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Bulletin n 87 de la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9mulation de Montargis, \u00ab Hommage \u00e0 Armand Chesneau \u00bb p36 et sec.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Ce travail a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le n\u00b052 de la revue Epona<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019aube de la deuxi\u00e8me guerre mondiale, Courtenay est une bourgade paisible de quelque 2500 habitants (2537 exactement au recensement de 1936), dirig\u00e9e depuis plus de quarante ans par un maire patriote, monsieur Armand Chesneau, qui, bien qu\u2019anticl\u00e9rical dans son jeune \u00e2ge, s\u2019entend bien avec un autre honn\u00eate homme, le chanoine Charles Marie Georges Morize, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[22,39,12],"tags":[9,37,36],"class_list":["post-245","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-art-et-histoire","category-deuxieme-guerre-mondiale","category-la-vie-a-courtenay","tag-courtenay","tag-deuxieme-guerre-mondiale","tag-grands-moments-de-lhistoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/245","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=245"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/245\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":264,"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/245\/revisions\/264"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=245"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=245"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=245"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}