{"id":185,"date":"2025-02-07T21:12:51","date_gmt":"2025-02-07T20:12:51","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/?p=185"},"modified":"2025-02-09T22:04:57","modified_gmt":"2025-02-09T21:04:57","slug":"charles-rene-louis-lacour-du-ratelet-1793-1871","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/?p=185","title":{"rendered":"Charles Ren\u00e9 Louis LACOUR du RATELET (1793 &#8211; 1871)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"234\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/signature-Lacour-1024x234.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-186\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/signature-Lacour-1024x234.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/signature-Lacour-300x68.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/signature-Lacour-768x175.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/signature-Lacour.jpg 1337w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans le cimeti\u00e8re de Saint Hilaire les Andr\u00e9sis, un enclos de fer forg\u00e9 isole trois tombes et un c\u00e9notaphe du commun des mortels. L\u2019une des tombes est celle de Charles Ren\u00e9 Louis Lacour du Ratelet, 22\/02\/1793 &#8211; 04\/02\/1871, \u00ab&nbsp;chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur du premier empire. Conseiller g\u00e9n\u00e9ral du Loiret&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Charles Lacour nait le 22 f\u00e9vrier 1793 \u00e0 Luxembourg, alors situ\u00e9 dans l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re d\u00e9partement des For\u00eats<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> <em>(cit\u00e9 sur son acte de mariage)<\/em>. Sa m\u00e8re, Christine Broussouze, veuve lorsque Charles a 6 ans, se remarie et vient s\u2019installer \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 24 octobre 1812, Charles s\u2019enr\u00f4le dans l\u2019arm\u00e9e de Napol\u00e9on. Son dossier militaire le d\u00e9crit comme haut d\u2019un m\u00e8tre soixante-six, les cheveux ch\u00e2tains et les yeux bleus, le visage marqu\u00e9 de petite v\u00e9role. Il fera les campagnes de 1813 en Saxe, de 1814 et 1815 en France. Lancier d\u2019\u00e9lite, il est nomm\u00e9 chevalier de la L\u00e9gion d\u2019honneur par d\u00e9cret du 5 avril 1814 en qualit\u00e9 d\u2019ancien sous-lieutenant (<em>annuaire de la L\u00e9gion d\u2019honneur 1852, page 406<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>De retour \u00e0 la vie civile, Charles Lacour exerce un petit emploi au minist\u00e8re des finances. Tr\u00e8s t\u00f4t veuf, il se remarie le 20 ao\u00fbt 1822 \u00e0 Sens avec Genevi\u00e8ve Ad\u00e9la\u00efde Miger, 22 ans. La m\u00e8re de celle-ci, Anne Marguerite Ad\u00e9la\u00efde Charier, veuve, se remarie en 1804 avec Mr Lorne, n\u00e9gociant en gros de sel de Sens.<\/p>\n\n\n\n<p>Mr Lorne \u00e9tant fortun\u00e9, c\u2019est Genevi\u00e8ve Miger qui ach\u00e8te, apr\u00e8s son mariage, entre autres avec sa dot, le Ch\u00e2teau du Ratelet \u00e0 Saint Hilaire les Andr\u00e9sis, o\u00f9 le couple s\u2019\u00e9tablit. Charles Ren\u00e9 Louis s\u2019appelle dor\u00e9navant Lacour du Ratelet. Le couple aura en 1824 un fils unique, Charles Eug\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 3 avril 1826, Charles Lacour du Ratelet, nomm\u00e9 par le sous-pr\u00e9fet du Loiret, est install\u00e9 dans ses fonctions de maire de Saint Hilaire les Andr\u00e9sis (<em>archives municipales de Saint Hilaire les Andr\u00e9sis)<\/em>. Il pr\u00eate serment d\u2019\u00eatre fid\u00e8le au Roi, d\u2019ob\u00e9ir \u00e0 la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume. Il restera maire huit ans, jusqu\u2019au 10 Mai 1834 o\u00f9 il d\u00e9missionne car \u00ab&nbsp;les soins \u00e0 donner \u00e0 l\u2019\u00e9ducation de (son) fils ne lui permettent plus de remplir les fonctions (de maire)&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019intervalle, en Juillet 1830 le roi Charles X est remplac\u00e9 par Louis Philippe.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 15 ao\u00fbt 1830, Charles Lacour du Ratelet, venu \u00e0 Paris pr\u00e9senter ses hommages au lieutenant g\u00e9n\u00e9ral du Royaume, a l\u2019honneur d\u2019\u00eatre re\u00e7u par le Roi (<em>le Courrier fran\u00e7ais, 17 ao\u00fbt 1830. gallica.bnf.fr)<\/em>. Le 19 septembre 1830, il convoque le conseil municipal en session extraordinaire pour que tous pr\u00eatent serment selon les termes de la Loi du 31 ao\u00fbt prescrivant aux fonctionnaires publics de jurer fid\u00e9lit\u00e9 au Roi des Fran\u00e7ais, ob\u00e9issance \u00e0 la charte constitutionnelle et aux Lois du Royaume.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s 1834, d\u00e9charg\u00e9 de ses obligations de maire, Charles Lacour du Ratelet, propri\u00e9taire cultivateur, continue \u00e0 s\u2019int\u00e9resser aux progr\u00e8s de l\u2019agriculture, et en particulier \u00e0 l\u2019enseignement agricole comme en attestent sa pr\u00e9sence active au Congr\u00e8s Central d\u2019Agriculture en 1844 (<em>Journal d\u2019agriculture pratique de Jardinage, 1844 p 472. gallica.bnf.fr)<\/em> et l\u2019analyse de ses id\u00e9es au Congr\u00e8s de la Soci\u00e9t\u00e9 Agricole des Landes en 1846 (<em>gallica.bnf.fr).<\/em> \u00ab&nbsp;Le gouvernement devrait se borner provisoirement, pour ce qui est du haut enseignement agricole, aux instituts existants\u2026 en attendant que l\u2019accroissement du nombre d\u2019\u00e9l\u00e8ves en fasse reconna\u00eetre l\u2019urgence. Pour l\u2019enseignement de second ordre, c\u2019est-\u00e0-dire plus pratique que th\u00e9orique, outre les fermes mod\u00e8les d\u00e9j\u00e0 fond\u00e9es, des professeurs de sciences agricoles, dont les cours seraient publics, pourraient se voir attach\u00e9s \u00e0 chaque \u00e9cole normale des instituteurs primaires\u2026 A ces \u00e9l\u00e9ments de succ\u00e8s, le gouvernement pourrait \u00eatre invit\u00e9 \u00e0 fonder, pour la petite culture principalement, des prix d\u2019une importance assez grande pour engager les cultivateurs \u00e0 faire des essais, \u00e0 sortir de l\u2019orni\u00e8re de la routine locale\u2026faire participer les cultivateurs du sol aux r\u00e9compenses honorifiques nationales largement accord\u00e9es \u00e0 d\u2019autres m\u00e9rites plus brillants, quelquefois moins utiles, jamais plus honorables.&nbsp;\u00bb Charles Lacour du Ratelet demande la publicit\u00e9 des cours \u00ab&nbsp;afin de populariser la science et d&rsquo;en \u00e9tendre le bienfait aux g\u00e9n\u00e9rations d\u00e9j\u00e0 adultes au moment de l&rsquo;institution&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 12 octobre 1862, son fils Charles Eug\u00e8ne meurt de dysenterie lors d\u2019un voyage d\u2019agr\u00e9ment en Asie du Sud Est<\/p>\n\n\n\n<p>En 1863, Charles Lacour est \u00e9lu membre du Conseil G\u00e9n\u00e9ral du Loiret.<\/p>\n\n\n\n<p>Il meurt le 4 f\u00e9vrier 1871 en son ch\u00e2teau du Ratelet. Les trois tombes du cimeti\u00e8re de Saint Hilaire sont la sienne, celle de son \u00e9pouse (d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1873) et celle de sa m\u00e8re (d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1837). Le c\u00e9notaphe est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 son fils.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Le d\u00e9partement des For\u00eats a exist\u00e9 du 1er octobre 1795 au 30 mai 1814, date de l&rsquo;abdication de Napol\u00e9on Ier et de l&rsquo;occupation alli\u00e9e. Il comportait une grande partie de l\u2019actuel Grand-Duch\u00e9 du Luxembourg.<\/p>\n\n\n\n<p><em> Article publi\u00e9 dans le bulletin Epona n\u00b051.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cimeti\u00e8re de Saint Hilaire les Andr\u00e9sis, un enclos de fer forg\u00e9 isole trois tombes et un c\u00e9notaphe du commun des mortels. 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