{"id":12,"date":"2024-06-02T14:26:02","date_gmt":"2024-06-02T12:26:02","guid":{"rendered":"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/?p=12"},"modified":"2024-09-06T10:50:13","modified_gmt":"2024-09-06T08:50:13","slug":"lusine-a-gaz-de-la-rue-des-ponts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/?p=12","title":{"rendered":"L&rsquo;usine \u00e0 gaz de la rue des Ponts"},"content":{"rendered":"\n<p>Les premi\u00e8res tentatives d\u2019\u00e9clairage public remontent au XIV\u00e8me si\u00e8cle, principalement dans les grandes villes o\u00f9 l\u2019obscurit\u00e9 de la nuit favorisait la criminalit\u00e9. Ce furent d\u2019abord des chandelles&nbsp;: au XIV\u00e8me si\u00e8cle, trois chandelles \u00e9taient maintenues allum\u00e9es toute la nuit \u00e0 Paris&nbsp;: devant la prison du Ch\u00e2telet, \u00e0 la Tour de Nesles et au cimeti\u00e8re des innocents. On tenta ensuite d\u2019obtenir des propri\u00e9taires qu\u2019ils maintiennent une chandelle allum\u00e9e sur une des fen\u00eatres du premier \u00e9tage sur la rue, mais outre le risque d\u2019incendie, la dur\u00e9e de combustion et donc d\u2019\u00e9clairage \u00e9tait limit\u00e9e, ce qui ne faisait que d\u00e9placer le probl\u00e8me, expliquant le peu de succ\u00e8s de cette pr\u00e9conisation. Au XVII\u00e8me si\u00e8cle apparaissent des porte-lanternes qui, moyennant louage, \u00e9clairaient la nuit les passants. Pour facturer leurs services, ils portaient un sablier estampill\u00e9 aux armes de la ville. En 1667, le lieutenant de police Nicolas de La Reynie fit \u00e9tablir 6 500 lanternes dans Paris. Les premi\u00e8res lanternes \u00e9taient garnies de chandelles et \u00e9taient positionn\u00e9es \u00e0 chaque extr\u00e9mit\u00e9 des principales rues avec parfois une autre au milieu. La peine des gal\u00e8res \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 ceux qui auraient bris\u00e9 ces lanternes. Elles exist\u00e8rent jusqu&rsquo;en 1763, o\u00f9 elles furent remplac\u00e9es par 2 400 r\u00e9verb\u00e8res \u00e0 huile qui pr\u00e9sentaient l\u2019avantage de pouvoir br\u00fbler toute la nuit. &nbsp;En 1829, la&nbsp;rue de la Paix&nbsp;re\u00e7oit le premier \u00e9clairage public au gaz. En 1830, Paris compte 9&nbsp;000 becs de gaz&nbsp;et 3&nbsp;000&nbsp;lanternes \u00e0 huile. Tr\u00e8s rapidement, ces becs de gaz se r\u00e9pandent au point qu\u2019on en compte plus de 20 000 en 1870.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9verb\u00e8res \u00e0 huile \u00e9taient allum\u00e9s le soir et \u00e9teints le matin par des \u00ab&nbsp;allumeurs de lanternes&nbsp;\u00bb qui parcouraient les rues, l\u2019\u00e9chelle sur l\u2019\u00e9paule, les nettoyaient et les entretenaient. En 1859, ils disparaissent au profit des allumeurs de r\u00e9verb\u00e8res qui s\u2019occupaient de l\u2019\u00e9clairage au gaz. Les heures d\u2019allumage et d\u2019extinction des r\u00e9verb\u00e8res \u00e0 huile ou au gaz \u00e9taient fix\u00e9es par le pr\u00e9fet.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"297\" height=\"300\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/allumeur-de-reverbere-en-1950-297x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-50\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/allumeur-de-reverbere-en-1950-297x300.jpg 297w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/allumeur-de-reverbere-en-1950.jpg 687w\" sizes=\"auto, (max-width: 297px) 100vw, 297px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>&nbsp;Allumeur de r\u00e9verb\u00e8re, Stokholm 1953.Gunnar Lanz \u2014 Stockholms stadsmuseum, <\/p>\n\n\n\n<p>Domaine public, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=5308102<\/p>\n\n\n\n<p>En dehors des tr\u00e8s grandes agglom\u00e9rations, il semble qu\u2019il n\u2019y ait eu que tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9clairage public avant le milieu du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Ainsi, dans le g\u00e2tinais, la plupart des communes, les moins peupl\u00e9es, n\u2019ont probablement eu aucun \u00e9clairage public jusqu\u2019\u00e0 l\u2019av\u00e8nement de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Les gens qui se d\u00e9pla\u00e7aient la nuit portaient leur propre lanterne. On ne trouve d\u2019ailleurs pas non plus de traces \u00e0 Courtenay ou \u00e0 Ch\u00e2teau Renard avant la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Peut-\u00eatre y avait-il quelques lanternes \u00e0 huile \u00e0 des endroits strat\u00e9giques dans les villes.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019apparition des usines \u00e0 gaz va r\u00e9volutionner l\u2019\u00e9clairage public. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Les usines \u00e0 gaz<\/h1>\n\n\n\n<p>Dans le canton de Montargis, deux localit\u00e9s disposaient d\u2019une usine \u00e0 gaz&nbsp;: Montargis et Courtenay. Apr\u00e8s l\u2019installation \u00e0 Paris d\u2019une usine \u00e0 gaz en 1827, la diffusion de ces usines de fabrication du gaz d\u2019\u00e9clairage va ensuite couvrir progressivement tout le territoire en commen\u00e7ant par les villes les plus importantes. Ainsi l\u2019usine \u00e0 gaz de Montargis devance de pr\u00e8s de 40 ans celle de Courtenay.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux usines avaient pour seule vocation de produire du gaz pour l\u2019\u00e9clairage public.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La fabrication du gaz d\u2019\u00e9clairage<\/h2>\n\n\n\n<p>Le gaz dit de houille utilis\u00e9 jusqu\u2019au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle est obtenu par combustion de la houille qui donne jusqu\u2019\u00e0 20% de son poids en produits gazeux et laisse pour r\u00e9sidu du coke qui peut \u00eatre revendu, permettant ainsi de rentabiliser en partie les installations. La pr\u00e9sence dans ce gaz de houille de produits toxiques (monoxyde de carbone, sulfure d\u2019hydrog\u00e8ne \u2026) n\u00e9cessite une \u00e9puration.<\/p>\n\n\n\n<p>Le gaz obtenu \u00e9tait stock\u00e9 dans des gazom\u00e8tres. Les premiers mod\u00e8les, au XIX\u00e8me si\u00e8cle, sont dits \u00ab&nbsp;t\u00e9lescopiques&nbsp;\u00bb Le gaz est conserv\u00e9 sous une cloche qui se d\u00e9ploie et s\u2019\u00e9l\u00e8ve au fur et \u00e0 mesure que le gaz la remplit. Cette cloche est pos\u00e9e sur un r\u00e9servoir d&rsquo;eau dont la fonction est d&rsquo;assurer l&rsquo;\u00e9tanch\u00e9it\u00e9 \u00e0 la base et d\u2019emp\u00eacher ainsi le gaz de s\u2019\u00e9chapper.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"211\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gazometre-telescopique-300x211.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-54\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gazometre-telescopique-300x211.png 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gazometre-telescopique.png 450w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>&nbsp;gazom\u00e8tre t\u00e9lescopique. Louis Figuier, Public domain, via Wikimedia Commons<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but de l&rsquo;exploitation du gaz de houille, les conditions de travail dans les usines sont \u00e9pouvantables. Le proc\u00e9d\u00e9 de fabrication \u00e9tant discontinu, le d\u00e9chargement du coke des cornues et le chargement de la houille a lieu \u00e0 chaud. \u00c0 sa sortie, le coke s\u2019enflamme et doit \u00eatre \u00e9teint avec des seaux d\u2019eau. Tout y \u00e9tait, chaleur, poussi\u00e8res, vapeurs irritantes, toxiques et canc\u00e9rig\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019usine \u00e0 gaz de Montargis<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"187\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-Montargis-300x187.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-51\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-Montargis-300x187.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-Montargis-768x478.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-Montargis.jpg 950w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019usine \u00e0 Gaz de Montargis, situ\u00e9e rue Andr\u00e9 Coquillet a \u00e9t\u00e9 construite en 1845 et est rest\u00e9e active jusqu\u2019en 1961. En mai 2003, une \u00e9tude mandat\u00e9e par le Minist\u00e8re de l\u2019environnement et Gaz de France pour retrouver les anciennes cuves&nbsp; de l\u2019usine \u00e0 gaz nous a fourni une description pr\u00e9cise de ses installations&nbsp;: (<a href=\"https:\/\/www.loiret.gouv.fr\">https:\/\/www.loiret.gouv.fr<\/a>) Autour de la cour se r\u00e9partissaient les bureaux, la maison du directeur, la salle des fours, une salle d\u2019\u00e9puration, un atelier de d\u00e9benzolage, un magasin aux huiles, un atelier \u00e0 sulfates, des vestiaires, une salle d\u2019essai et un magasin \u00e0 compteurs. Quatre cuves ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es, dont deux gazom\u00e8tres.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019usine \u00e0 gaz de Courtenay<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019usine \u00e0 gaz de Courtenay est plus r\u00e9cente que celle de Montargis puisqu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 construite en 1883. Elle \u00e9tait situ\u00e9e rue des Ponts, au bord de la Cl\u00e9ry. Son activit\u00e9 a perdur\u00e9 jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1970.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"201\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-3-1-300x201.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-52\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-3-1-300x201.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-3-1-1024x686.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-3-1-768x515.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-3-1-1536x1029.jpg 1536w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/usine-a-gaz-3-1.jpg 1625w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Monsieur Andr\u00e9 Neveu, ancien maire de Courtenay, n\u00e9 en 1923, se souvient&nbsp;: \u00ab tous les jours, une charrette \u00e0 cheval apportait la houille arriv\u00e9e par le train jusqu\u2019\u00e0 l\u2019usine \u00e0 gaz&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Le gaz \u00e9tait stock\u00e9 dans un gazom\u00e8tre pos\u00e9 dans un bassin rempli d\u2019eau&nbsp;\u00bb. Monsieur Bruno Tripot, ancien maire de Saint Hilaire les Andr\u00e9sis qui g\u00e9rait une entreprise de BTP compl\u00e8te&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je r\u00e9cup\u00e9rais le m\u00e2chefer pour mon entreprise&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation au bord de la rivi\u00e8re de cette usine \u00e0 gaz explique sans doute qu\u2019elle ait \u00e9t\u00e9 inond\u00e9e lors de la grande crue de 1910, entra\u00eenant une interruption de plusieurs jours de l\u2019\u00e9clairage urbain. (https:\/\/inforisques.loiret.fr\/memoire-du-risque\/janvier-1910-crue-historique-du-loing-montargis-et-ses-alentours).<\/p>\n\n\n\n<p>Les autres communes de notre r\u00e9gion n\u2019ont pas eu d\u2019usine \u00e0 gaz, possiblement car l\u2019installation tardive de celles-ci aurait co\u00efncid\u00e9 avec l\u2019apparition de l\u2019\u00e9clairage \u00e9lectrique beaucoup plus simple. Ainsi l\u2019examen attentif des cartes postales de Ch\u00e2teau Renard au tout d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle, s\u2019il ne permet pas de retrouver de r\u00e9verb\u00e8res, nous montre par exemple sur la place de la R\u00e9publique (caf\u00e9 de la Place) une applique \u00e9lectrique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"198\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/chateau-renard-place-de-la-Republique-300x198.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-58\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/chateau-renard-place-de-la-Republique-300x198.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/chateau-renard-place-de-la-Republique-1024x676.jpg 1024w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/chateau-renard-place-de-la-Republique-768x507.jpg 768w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/chateau-renard-place-de-la-Republique.jpg 1212w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">Les r\u00e9verb\u00e8res<\/h1>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res lanternes d\u2019\u00e9clairage public \u00e9taient fix\u00e9es aux murs ou suspendues. Vers 1830 apparaissent les premiers r\u00e9verb\u00e8res sur pied, \u00e0 la fois pour l\u2019huile et le gaz. Leur avantage pour l\u2019\u00e9clairage au gaz \u00e9taient bien s\u00fbr qu\u2019ils pouvaient contenir la conduite d\u2019alimentation du gaz.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but, les fabricants de r\u00e9verb\u00e8res \u00e9taient plus ou moins libres pour la fabrication de leur mobilier. Mais \u00e0 la suite \u00e0 de nombreux accidents dus \u00e0 la mauvaise qualit\u00e9 de certains cand\u00e9labres, ils furent amen\u00e9s \u00e0 fournir uniquement des cand\u00e9labres en fonte, plus solides et plus r\u00e9sistants, comme en atteste ce passage : \u00ab&nbsp;L&rsquo;\u00e9clairage des rues incite \u00e0 veiller tard, \u00e0 sortir et \u00e0 fr\u00e9quenter les d\u00e9bits de boissons. Cons\u00e9quences : les couche-tard rentrent chez eux en titubant, s&rsquo;accrochant aux r\u00e9verb\u00e8res, lesquels plient sous leur poids : les conduites de gaz se fissurent ou cassent et c&rsquo;est l&rsquo;accident. Les fabricants de r\u00e9verb\u00e8res sont donc amen\u00e9s \u00e0 en construire en fonte, solides et r\u00e9sistants dans les ann\u00e9es 1880&nbsp;\u00bb (charcot.etab.ac-lyon.fr\/histoire_eclairage).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est donc bien un r\u00e9verb\u00e8re en fonte que l\u2019on voit sur cette carte postale de Courtenay.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"804\" height=\"525\" src=\"http:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/faubourg-Notre-Dame-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-53\" srcset=\"https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/faubourg-Notre-Dame-2.jpg 804w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/faubourg-Notre-Dame-2-300x196.jpg 300w, https:\/\/patrimoine.ipsylon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/faubourg-Notre-Dame-2-768x501.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 804px) 100vw, 804px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9clairage public a connu son apog\u00e9e au XX\u00e8me si\u00e8cle, mais aujourd\u2019hui, \u00e0 l\u2019heure de la lutte contre la pollution nocturne et le gaspillage \u00e9nerg\u00e9tique, nos rues retrouvent peu \u00e0 peu leur obscurit\u00e9 nocturne et les lampadaires s\u2019\u00e9teignent&nbsp; \u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em> Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le num\u00e9ro 49 du bulletin de l&rsquo;asociation Epona<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les premi\u00e8res tentatives d\u2019\u00e9clairage public remontent au XIV\u00e8me si\u00e8cle, principalement dans les grandes villes o\u00f9 l\u2019obscurit\u00e9 de la nuit favorisait la criminalit\u00e9. Ce furent d\u2019abord des chandelles&nbsp;: au XIV\u00e8me si\u00e8cle, trois chandelles \u00e9taient maintenues allum\u00e9es toute la nuit \u00e0 Paris&nbsp;: devant la prison du Ch\u00e2telet, \u00e0 la Tour de Nesles et au cimeti\u00e8re des innocents. 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